Patrimoine

Petit village du Sud-Ouest de la France, Saint-Vincent-Lespinasse compte 261 habitants à ce jour, il offre une vue exceptionnelle sur la vallée de la Garonne, juché au sommet d'une butte sur laquelle se trouve l'école, une halle faite à l’ancienne, la mairie ainsi qu’une église, ancienne paroisse qui a donné son nom au village elle date du 12e siècle mais à été rebatie après la guerre de 100 ans, elle est inscrite aux monuments de France.

Un peu d’histoire...

Paroisse

A l'origine elle dépendait de l'évêché d'Agen, mais du point de vue civil, une partie dépendait de l'Agenais et l'autre du Quercy. Les droits ecclésiaux furent cédés par l'évêque d'Agen, en 1278, à l'abbaye bénédictine de Saint-Maurin. Au début du XIVe siècle, la paroisse passa dans le diocèse de Cahors où elle demeura jusqu'à la création du Tarn-et-Garonne en 1808. Un prieuré y fut installé par l'abbaye, sans doute au XVIe siècle, dont le titulaire était aussi curé de paroisse. Au temporel, les seigneurs étaient, comme dans la plupart des environs les FUMEL et les DURFORT. Vers 1480, la famille de LUSTRAC leur succéda à l'occasion d'un mariage avec Catherine de DURFORT qui était une dame de Saint-Vincent-Lespinasse. Il existait une communauté d'habitants englobant Saint-Vincent-Lespinasse et ses environs immédiats, régie par les consuls. Le nom de "Lespinasse" était celui d'une famille locale qui tenta au XIIIe siècle, en vain, de s'emparer de la seigneurie au préjudice des véritables seigneurs, les DURFORT.

 

Archives

Sur un livre datant de la fin du XIXe siècle on peut lire ceci : Commune de Saint-Vincent-Lespinasse. Population : 413 habit. - Distances :14,42. Il existe au lieu dit Rouch, commune de Saint-Vincent, un camp romain dans un état excellent de conservation, sur une ancienne voie qui relie Malause à Perville, en passant par Bretounel et Gasques, et les ruines d’une villa gallo-romaine. L’église de Saint-Vincent appartient à trois époques : la nef au XIIe siècle, l’abside au commencement du XIIIe et les deux chapelles latérales au XVe. On voit à Saint-Vincent les ruines d’un château du Moyen-Âge. La commission d'étude des enceintes préhistoriques mentionne également un camp romain du tumulus à la Croix du Rouch si l'on rajoute à tout cela le souterrain refuge du Rouch on peut dire que notre commune à connu des lieux chargés d'histoire, même si aujourd'hui aucun de ces vestiges ne peut se visiter.

 

Le saviez vous ?

Sur le territoire actuel de Saint-Clair, existait autrefois la très ancienne église de Sigonhac dédiée à Saint Pierre elle fut annexe de Saint-Vincent-Lespinasse et fut vendue en 1908 au profit des réparations à faire à l'église.

Etonnant non ! 

Les DELON sont originaires de Saint-Vincent-Lespinasse, en effet Jean DELON, né au XVe siècle est l'ancêtre de la famille. L'arrière grand-père paternel du célèbre acteur Alain DELON, Fabien DELON est né à Saint-Vincent-Lespinasse le 28 décembre 1829, il était ingénieur des ponts et chaussées et a été décoré de la légion d'honneur en 1892, il est décédé à Figeac dans le lot le 12 décembre 1909.

La halle

Située sur la place du village elle est à découvrir pour son architecture bois qui est remarquable.

Les lavoirs et fontaines

Ils font aussi parti du petit patrimoine, ceux situés autour du village qui ont été récemment restaurés sont également remarquables.

L'église

Elle est inscrite à l'inventaire du patrimoine depuis 1978

www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g4200995-d10427290-Reviews-Eglise_de_Saint_Vincent_Lespinasse-Saint_Vincent_Lespinasse_Tarn_et_Garonne_Occ.html

L’église de la paroisse de St Vincent Lespinasse est un site clunisien, les droits ecclésiaux furent cédés par l'évêque d'Agen, en 1278, à l'abbaye bénédictine clunisienne de Saint-Maurin.

Saint-Vincent-Lespinasse, Église Saint-Vincent

Édifice

 

 

Juste au nord de la Garonne, à quelques pas de Moissac, Saint-Vincent-Lespinasse est juché sur une crête, entre la Barguelonne et le Tarn. L’église Saint-Vincent, une ancienne paroisse, a donné son nom au village, Lespinasse n’étant que le nom d’une famille notable du lieu qui, pourtant, n’en avait pas la seigneurie… Village formé de hameaux et de bordes éparses, Saint-Vincent  a gardé un curé en titre jusqu’en 1924. Relevant à l’origine du diocèse d’Agen, la paroisse a été rattachée au XIVe s. à celui de Cahors, puis au XIXe à celui de Montauban : c’était à l’origine un prieuré, peut-être de chanoines augustins, sécularisé au XVIe siècle.

L’église est assez élevée et vaste, mais ne date que du XVe siècle : elle a été rebâtie après la guerre de Cent Ans. Nef unique de trois travées, elle est terminée par un chœur polygonal voûté sur croisée d’ogives. Au nord et au sud, deux chapelles latérales, pareillement voûtées sur croisées d’ogives à liernes et tiercerons, forment un faux transept. En 2000, Marion Sartre, Didier Médale et Pierre Cadot, architectes, ont réalisé une analyse archéologique de l’édifice dont je transcris l’essentiel :

« … [cette église] aurait été ruinée par la guerre de Cent Ans. La reconstruction principale a lieu au XVe siècle ; la nef est rebâtie sur les restes de l’ancienne construction et avec une partie de ses matériaux, mais le chœur voûté est établi ex novo plus à l’est et plus haut que la nef ; plus tard (fin XVe, début XVIe siècles) sont ajoutées les deux chapelles nord et sud formant faux transept. À l’époque moderne, on surélève les murs gouttereaux pour établir une couverture d’ensemble sur nef et chœur ; ce parti suppose la surélévation du clocher-mur ; la nef est couverte d’un plafond lambrissé suspendu à la charpente. En 1873-1874, on remplace le plafond lambrissé par des voûtes en briques, et on donne à l’édifice un décor peint, des vitraux. »

Les trois voûtes gothiques possèdent une décoration sculptée. La voûte de la chapelle sud présente à la clé le Père Éternel, tenant le globe ; aux clés secondaires, les symboles des évangélistes. À la retombée des nervures du chœur, les colonnes engagées sont coiffées de chapiteaux figurant des anges avec des phylactères. À l’extérieur, la construction est en bel appareil de calcaire. Celui-ci, trop tendre, s’érode parfois spectaculairement, comme on peut le voir sur la façade ouest (accusant une différence avec les blocs plus résistants – ou déjà remplacés – de plusieurs centimètres). À la façade ouest, on remarque un petite porte murée et un œil-de-bœuf appareillé, à la corniche de l’abside, trois modillons (peut-être des remplois ?) dont l’un est accompagné d’un curieux motif d’entrelacs. Le clocher-mur a le profil caractéristique de pignon triangulaire, à deux arcades.

Depuis 1976 au moins, l’édifice nécessite des travaux, ce qui a justifié la demande de protection parmi les Monuments historiques ; à la suite de l’inscription, le clocher a été presque entièrement reconstruit au début des années 1990.

Un important programme de drainage, réfection de maçonneries, charpente et couverture a été mis en œuvre, pour lequel la Sauvegarde de l’Art français a apporté 7 700 €, versés en 2003.

O.P.

 

Bibliographie :

P. Gayne, Dictionnaire des paroisses du diocèse de Montauban, Montauban, 1978, p. 261.